Avoine sans gluten : l’avoine est-elle autorisée pour les cœliaques ?
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Pour certains, l’avoine pourrait être consommable par la majorité des cœliaques. Si oui, y a-t-il des précautions à prendre ?
Contrairement aux céréales sans gluten comme le riz ou le maïs, sa tolérance varie selon les personnes.
À retenir
- L’avoine et le blé contiennent des prolamines, constituants du gluten, appelées avénines dans l’avoine et gliadines dans le blé.
- En Europe, la réglementation autorise les produits sans gluten à base d’avoine, à condition de respecter le seuil de 20 mg/kg.
- La plupart des personnes intolérantes au gluten peuvent inclure l’avoine, mais sa contamination par le blé, le seigle ou l’orge reste une préoccupation.
- C’est au médecin d’autoriser ou non l’avoine, au cas par cas, et mieux vaut l’éviter pendant au moins les 8 premiers mois après le diagnostic.
- La consommation de 50 g à 70 g d’avoine pure par jour peut être acceptée par la majorité des adultes atteints de la maladie cœliaque.
Comparaison entre le blé et l’avoine
L’avoine et le blé contiennent des protéines appelées prolamines, constituants du gluten.
Celles du blé se nomment « gliadines » et celles de l’avoine, « avénines ».
L’avoine contient environ 10 fois moins de protéines que le blé.
La structure protidique de la gliadine et de l’avénine sont différentes.
Attention ! Il existe plusieurs variétés d’avoine avec des compositions différentes entraînant des niveaux de toxicité différents.
Ces différences pourraient expliquer une certaine tolérance de l’avoine chez certains cœliaques et pas chez d’autres.
Avoine dans le régime sans gluten : oui ou non ?
En Europe, la réglementation est harmonisée et autorise la mise sur le marché de produits sans gluten à base d’avoine. Bien entendu, il faut respecter le seuil de 20 mg/kg et donc avoir une filière qui évite la contamination croisée avec les autres céréales à gluten.
La plupart des personnes qui souffrent d’une intolérance au gluten peuvent inclure l’avoine dans leur régime alimentaire sans effets nocifs sur leur santé.
La communauté scientifique mène des études et des recherches suivies sur cette question. L’une des principales préoccupations est toutefois la contamination éventuelle de l’avoine par du blé, du seigle ou de l’orge lors de la récolte, du transport, de l’entreposage ou du traitement.
Dès lors, le risque de contamination par du gluten des produits contenant de l’avoine devrait être pris en considération dans les informations pertinentes que les exploitants du secteur alimentaire font figurer sur ces produits.
Conseils pour bien consommer des produits à base d’avoine
- C’est au médecin d’autoriser ou non l’avoine, et ce, au cas par cas.
- Il est préférable, pour une personne qui vient d’être diagnostiquée, de ne pas introduire l’avoine pendant la période initiale de mise au régime sans gluten (au moins les 8 premiers mois).
- Le suivi médical devra être régulier avec endoscopie et biopsie de l’intestin avant et après la réintroduction de l’avoine car l’intolérance à l’avoine peut passer inaperçue : l’intestin est atteint mais il n’y a pas forcément de symptômes visibles.
Donc, certains cœliaques peuvent tolérer des quantités modérées d’avoine. La consommation de 50 g à 70 g d’avoine pure/j pour les adultes (20-25 g/j pour les enfants) peut être acceptée par la majorité des personnes atteintes de la maladie cœliaque.
FAQ
L’avoine et le blé contiennent des protéines appelées prolamines, constituants du gluten : celles de l’avoine se nomment « avénines ».
L’une des principales préoccupations est la contamination éventuelle de l’avoine par du blé, du seigle ou de l’orge lors de la récolte, du transport, de l’entreposage ou du traitement.
En Europe, des produits sans gluten à base d’avoine peuvent être mis sur le marché s’ils respectent le seuil de 20 mg/kg.











