Inutile de supprimer les aliments riches en glucides !
L’astuce consiste à privilégier ceux que le corps absorbe lentement. Mais ce n’est pas aussi simple que cela.
Pour y voir plus clair, suivez les conseils de Béatrice, votre diététicienne Gerblé.
Véritables combustibles, les glucides doivent être consommés régulièrement. Si vous limitez l’apport alimentaire, votre foie va en fabriquer en puisant dans vos réserves.
De plus, une consommation peu importante de glucides entraîne une surconsommation de graisses (principe des vases communicants !).
Ainsi, pour faciliter le contrôle de la glycémie et éviter des complications cardiovasculaires, un apport de 40 % de glucides serait optimal.
Apportés par les céréales et les produits céréaliers :
riz,
pommes de terre,
légumes secs,
blé avec les pâtes, la semoule,
avoine sous forme de flocons,
et maïs avec la polenta.
Pour faciliter le contrôle de la glycémie, il faut des aliments avec un faible index glycémique (IG).
Or, tous les glucides complexes n’ont pas forcément un faible IG.
Optez pour les céréales complètes plus riches en fibres : pain complet, au seigle ou au son, pâtes complètes, riz complet.
Réhabilitez les légumes secs, aliments traditionnels mais délaissés : lentilles, pois chiches, pois cassés, flageolets, haricots blancs, rouges ou noirs.
Index glycémique élevé : IG > 70 : Pain blanc, glucose, pommes de terre cuisinées, corn flakes, riz à cuisson rapide, nombreuses céréales pour le petit déjeuner, datte, citrouille, fève.
Pour ralentir la digestion des glucides sans vous prendre la tête, une solution ! Associez féculents et légumes verts, riches en fibres.
Exemples : salade de riz aux tomates, tagliatelles à la roquette, poivrons farcis au riz, semoule aux aubergines…
Il est loin le temps où l’on interdisait aux diabétiques toute consommation de glucides et où la liste des interdits était aussi longue qu’un texte législatif ! Une alimentation équilibrée, variée, associée à un exercice physique régulier, permet de mieux vivre son diabète au quotidien et de retarder certaines complications liées à la maladie.